Le Mont Salève

Massif calcaire jurassique, orienté nord-est / sud-ouest, dont le Mont-Piton constitue le point culminant, le Salève permet de découvrir l'un des plus beaux panoramas du monde. Il présente au nord et à l'ouest de hautes parois verticales face à la Chaîne du Jura. L'autre versant, doucement incliné, est couvert de prairies et de forêts parsemées de villages. La partie sommitale est parcourue par une route touristique qui traverse la forêt et des alpages. Ce magnifique belvédère permet la découverte d'un panorama grandiose sur les Alpes du Nord dominées par le Mont Blanc (4800m) toit de l'Europe. Pauvre en eaux de surface, les développements résidentiels étaient découragés dans une large mesure, par contre le Salève n'était pas épargné par les carrières dont les plaies ont ravagé le versant le plus proche de Genève (Debut vers 1830). Il y a 140 millions d'années, une mer tropicale peu profonde de type bahamien ou polynésien existait à l'emplacement actuel du Salève.




Source: Région Rhône-Alpes et Syndicat Mixte Intercommunal de Gestion du Contrat Global(SIMBAL).

Téléphérique du Salève et directives paysagère du Salève
(http://www.geneve.ch/DicoTrans/LettreS/saleve.asp)

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Source: Randonnées au Salève, description de 53 itinéraires, Section genevoise du Club Alpin Suisse, Genève 1984, pages 36-37.


Extrait du site de Mr. Jean-Claude Bourigault

Le Comité de Secours en Montagne du Salève

Le Comité de Secours en Montagne du Salève (on dira maintenant CSMS) est composé d'une vingtaine de sauveteurs bénévoles. Il intervient principalement dans la zone du Salève mais couvre aussi les Voirons de l'autre côté d'Annemasse. Il peut également être appelé en renfort dans d'autres secteurs de la Haute-Savoie. Les interventions, où qu'elles soient, s'effectuent en coopération avec d'autres organismes, bénévoles ou publics, à savoir: la Gendarmerie, y compris le bien connu PGHM de Chamonix, l'hélicoptère (bleu) de la Gendarmerie, les Sapeurs Pompiers, la Sécurité Civile et son hélicoptère (rouge), le Service hospitalier si nécessaire, les Maîtres-chiens et les Secouristes spéléo si besoin est (il existe de nombreuses grottes au Salève), et occasionnellement les autres sociétés bénévoles.

Trace de Dinosaure

Une empreinte de dinosaure serait visible à une trentaine de mètres au-dessus de la Grotte de la Mule. Accès difficile et dangereux. Pour plus détails, voir (si possible) la Tribune de Genève du lundi 23 juillet 2001.

JcB; 06/08/2001


Extrait du site:
http://www.cdt-hautesavoie.fr/Gallimard/pages/genevois/page67/page67.htm

De la frontière suisse à Cruseilles, entre Étrembières et les ponts de la Caille, le chaînon calcaire du Salève s’étire sur une vingtaine de kilomètres. Affectée par les derniers épisodes du soulèvement des Alpes, cette longue échine aux contrastes accentués présente une grande variété d’aspects. Conservatoire naturel d’une flore et d’une faune alpine très riches, cette «montagne genevoise» a suscité, bien avant les Grandes Alpes, la curiosité des naturalistes, l’intérêt des artistes et la passion des alpinistes. Depuis la Renaissance, nulle montagne n’a été plus étudiée et fréquentée par les savants… et les touristes d’autant plus que, depuis 1932, un téléphérique relie le pas de l’Échelle à la crête (1 100 m) en moins de 3 minutes…

Le Salève romantique

L’engouement pour le Salève remonte au XVIIIe siècle, et il devient une destination à la mode à l’époque romantique. Richard Wagner séjourne à Mornex ; Lamartine évoque cette montagne à la silhouette si familière aux Genevois dans ses Méditations ; Corot et Courbet la fixent sur leurs toiles… et Giuseppe Verdi convolera en justes noces à Collonges en 1859.

La Varappe

La Varappe est une des gorges raides et étroites qui entaillent le Salève. À partir de 1874, les quelques passionnés d’escalade qui s’y aventurent sont appelés les «varappeux». Ce terme évoluera pour désigner, à partir de 1925, l’action d’escalader un couloir rocheux ou une paroi abrupte en montagne.

L’ascension du Salève

Le sentier de la Grande-Gorge, aménagé en 1854 par le Club alpin suisse au départ de Collonges-sous-Salève, est le plus célèbre des 53 sentiers qui parcourent le Salève. Paradis des randonneurs, il ménage une vue plongeante sur le bassin lémanique et l’agglomération genevoise. Au-delà, en poursuivant vers Cruseilles, le chemin du Salève-des-Pitons traverse bois et forêts. Il rejoint le Grand Piton, point culminant du Salève (1 375 m), et achève sa course à la pointe du Plan. De la frontière suisse à Cruseilles, entre Étrembières et les ponts de la Caille, le chaînon calcaire du Salève s’étire sur une vingtaine de kilomètres.

NOTRE BON VIEUX SALEVE

« Vieux », le Mont Salève, « Salève » pour les intimes, l’est incontestablement puisque c’est il y a environ 50 millions d’années, quand s’est amorcé un puissant mouvement de plissement (tectonique) dans la région, alors sous la mer, qu’il aurait commencé à prendre forme. Ne cessant de grandir, il avait atteint il y a moins d’un million d’années une taille assez imposante pour contraindre l’Arve, qui le traversait encore il y a 5 millions d’années, à refaire son nid à l’est du Petit Salève où il se trouve toujours (1). Plus tard, il fut recouvert de glace, ce qui contribua à lui donner l’aspect que nous lui connaissons : en fondant, il y a entre 18,000 et 12,000 ans, la glace produisit des infiltrations d’eau et cette eau en refroidissant dans les périodes de regel, provoqua de gigantesques éboulements dans la face Nord du Salève, où abondent aujourd’hui trous, crevasses, falaises et grottes. Les premiers habitants du Salève auraient élu domicile à son pied il y a environ 14,000 ans. Leurs habitats découverts en 1833 ont malheureusement été détruits par les carrières. On peut néanmoins trouver quelques vestiges d’outils au musée d’Art et d’histoire de Genève.

« Notre », le Salève l’est un peu aussi : lequel d’entre nous n’a en effet pas ressenti un petit air de « nous sommes arrivés » en en apercevant les premiers contours au retour d’un séjour hors de chez soi. Long de 19km, ce chaînon calcaire, presque rectiligne, domine le paysage genevois et ses alentours. Vu d’en bas, il nous offre, grâce à la diversité de ses flancs où alternent forêts, pâturages et barres rocheuses, un festival sans cesse renouvelé de couleurs. D’en haut, particulièrement du ‘Grand Salève’, c’est un panorama grandiose qui s’offre au promeneur, sur le Léman, le Jura, la région genevoise, les Bornes, le Faucigny, le Chablais, sans oublier le majestueux massif glaciaire du Mont Blanc. Malheureusement, on ne peut pas parler de la beauté du Salève sans évoquer les carrières de Veyrier qui depuis trop longtemps (sans doute le moyen âge déjà) rongent, de façon irréversible, sa face Nord-Ouest. Il existe aujourd’hui un « Arrêté du 3 avril 1998 relatif à la mise à l’étude d’une directive de protection et de mise en valeur des paysages du mont Salève (Haute-Savoie) », qui, espérons le, contribuera à ralentir ce processus de destruction. Mais face à des intérêts purement mercantiles, il n’est pas certain que cette exploitation systématique puisse être un jour arrêtée.

« Bon », enfin, le Salève peut l’être aussi. D’abord, si l’on est sensible à la beauté de la nature, nul doute qu’il sait émouvoir, ce qui ne peut que faire du bien à l’âme. Sillonné de nombreux sentiers pédestres, il peut aussi être excellent pour le corps. Que l’on aime les pentes douces ou les dénivelés qui essoufflent, chacun y trouvera son compte, en fonction de sa forme, du temps dont il dispose, de son objectif. Pour un effort physique assez intense en relativement peu de temps (max. 3 heures aller-retour), on préférera par exemple des sentiers tels que le sentier d’Orjobet (départ du Coin, avec un détour recommandé par la Corraterie), le sentier de la Grande Gorge (départ de Bossey ou Collonges-sous-Salève), ou l’un des sentiers Beaumont-Grand-Piton ; pour une randonnée plus paisible, on choisira l’un ou/et l’autre des sentiers parcourant son sommet, qui font partie du célèbre circuit GR « Bacon du Léman ».

Pour se familiariser aux nombreux itinéraires disponibles, il est recommandé de se fournir de la carte IGN Top 25 (au 1/25,000) no. 3430 OT, « Le Mont Salève ». L’ouvrage « Randonnées au Salève » publié par la section genevoise du Club Alpin Suisse (1984) offre par ailleurs des descriptifs très détaillés de chaque sentier ou circuit connu. On peut aussi trouver d’intéressantes informations (histoire, topos et photos) sur de nombreux sites Internet d’amoureux du Salève tels que, pour n’en citer que quelques uns :

http://www.ifrance.com/1ersite/
http://www.cdt-hautesavoie.fr/Gallimard/pages/genevois/page67/page67.htm
http://www.saleve.ch/


Votre bon vieux Salève vous attend, à vos chaussures !

Annick Regard, Saint-Julien-en-Genevois, 2002

(1) Il semble qu’actuellement les géologues pensent que le vallon de
     Monnetier a été creusé par le courant sous glacier dans une zone
     fissurée entre le Petit et le Grand Salève et non par l’Arve (DV).

Voir le schéma du Nord du Salève, contourné par l'Arve.



Arrêté du 3 avril 1998 relatif à la mise à l'étude d'une directive de protection et de mise en valeur des paysages du mont Salève (Haute-Savoie)

NOR : ATEN9870111A

La ministre de l'aménagement du territoire et de l'environnement,

Vu la loi no 93-24 du 8 janvier 1993 sur la protection et la mise en valeur des paysages et modifiant certaines dispositions législatives en matière d'enquêtes publiques ;

Vu le décret no 94-283 du 11 avril 1994 pris pour l'application de l'article 1er de la loi no 93-24 du 8 janvier 1993,

Arrête :

Art. 1er. - Une directive de protection et de mise en valeur des paysages est mise à l'étude sur le mont Salève (Haute-Savoie).

Art. 2. - La directive a pour objet de préserver les paysages naturels et culturels du mont Salève. Après une analyse des structures paysagères du massif, en particulier au regard de sa situation de belvédère, ainsi que des différents conflits d'usage nés du développement de l'agglomération Genève-Annemasse, la directive énoncera les orientations et les principes de protection du massif qui devront contribuer à rendre possible la coexistence des diverses activités qui y existent, dans un objectif de maintien durable de la qualité paysagère du massif. Par ailleurs, la directive exposera les recommandations utiles au maintien de l'activité pastorale qui participe à l'entretien des milieux constitutifs du paysage traditionnel du Salève.

Art. 3. - L'étude portera sur le territoire des communes d'Etrembières, Bossey, Collonges-sous-Salève, Archamps, Beaumont, Neydens, Présilly, Saint-Blaise, Copponex, Cruseilles, Vovray-en-Bornes, Le Sappey, La Muraz, Monnetier-Mornex.

Art. 4. - Le préfet du département de la Haute-Savoie est chargé de la conduite du projet de directive. A cette fin, il désigne le service qui assure sous son autorité le suivi des études paysagères et la conduite de l'élaboration et de l'instruction du projet. Conformément à l'article 9 du décret du 11 avril 1994 susvisé, il fixe par arrêté, dans les trois mois suivant la transmission du présent arrêté, les modalités de la concertation et la liste des personnes publiques ou privées qui y seront associées.

Art. 5. - Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.

Fait à Paris, le 3 avril 1998.

Dominique Voynet

http://www.droit.org/jo/19980415/ATEN9870111A.html

Documentations sur le Salève

1) Randonnées au Salève, 53 itinéraires et une carte au 1:25’000, 7.1984, section genevoise du Club Alpin Suisse, 15.- frs

2) Jean-Marc Lamory, 52 balades en famille autour de Genève et en Haute-Savoie, Ed Didier Richard, 1999, 19.- frs

      Dont huit balades au Salève: Avenières, Convers, Iselet,
      Crêtes, Orjobet, Corraterie (surplombe d’une falaise),
      les gorges, le petit Salève.

3) Jean-Marc Lamory, 50 balades à pied autour de Genève pour petits et grands, Ed Libris, 3.2002, 19.- frs (d’un à 4 heures de marche; le plus difficile est le Môle: 9km, 700 mètres de dénivélé, 3h30 de marche).

      Dont quatre balades au Salève: Plan du Salève, la Tour Bastian,
      le plateau du Salève depuis la Croisette, le plateau du
      Salève depuis la station supérieure du téléphérique.

4) Jean-Marc Lamory, Circuits pédestres - Faucigny - Haut Giffre - Salève et genevois, Guide Franck, feuillets detachables, 25.- frs

     Dont trois balades au Salève: Plan du Salève, la Tour Bastian,
     Orjobet-Corraterie [l’édition de 1985 avec 46 circuits dont 7
     au Salève (le Petit Salève, les vieux trains, la Grande-Gorge et
     le téléphèrique, Orjobet-Grande Gorge, Orjobet-Trou de la Tine,
     la Croisette et le Grand Piton, le Coin-la Croisette-le Gd Piton,
     traversée du Salève) est épuisée].

5) Georges Hyvernat, Le Chablais franco-suisse, 177 itineraires et randonnées pédestres, Ed Didier Richard, 10.2001 (p.225-237) et 8.2002 - 22.- frs et la carte qui va avec = Chablais-Faucigny- Genevois, B, 1:50’000 - Ed Didier Richard - xx.- frs.

6) Les plus belles balades autour de Genève, Bruno pambour, les Créations du Pélican, 45.- frs. , p.20-24 = le Mont Salève.

7) De Genève au Mont-Blanc, Danielle Decrouez + Jean Charollais, 250 pages, 5.2000, 28.- frs

8) Guide de découverte du patrimoine transfrontalier - les chemins du bassin genevois, 5.2002, Slatkine, 26.- frs, 12 itinéraires transfrontaliers, # 4: p.82-97, Le Salève - Jean-Marc Labrosse et Alexandre Malgouverné.

9) The Happy Wanderer, American Women’s Club of Geneva, 25.- frs, en anglais

      Dont deux balades au Salève: Grand Piton from Beaumont et Orjobet,
      Corraterie & Grande Gorge

10) Le Salève - 3430 OT - top 25, une carte à 25’000, 18.- frs.

11) Jean-Marc Lamory, Randonner, Les guides IGN, Ed Libris, 3.2002, 24.- frs

12) Catherine Elzière, La randonnée en montagne, Les guides du CAF, Ed Seuil, 1997, 33.- frs

13) Daniel Anker, Autour du Lac Léman, les plus belles randonnées pédestres, Guide de randonnées, Ed. Rother, Haidgraben 3, Ottobrunn, Munich, D-85521, www.rother.de, Bern - 7.2002, 49 randos, ISBN=3-7633-4909-X, 20.- frs.

14) Cédric Delavy: http://www.balade3d.com ou contact@balade3d.com - 40 itinéraires pédestres interactives en Haute-Savoie (dont un au Grand Salève et deux au petit Salève) sur CD-ROM.


Restaurants sur le Salève (du nord au sud)

1) Chalet de la Croix (900) , F 39 60 11, ouverture: 18h, restauration: 19h30.

2) Téléphérique (1100) , F 39 62 62.

3) Table Orientation (1250) , F 39 60 19.

4) Observatoire (1250) , F 39 60 57, http://www.observatoire-du-saleve.com .

5) Café des Crêts (1300) , F 85 04 29 le soir , ouvert que les WE de l’été, Franceline Montant et Corinne stoltz.

6) Auberge des Montagnards (1200) , F 85 00 90 , F-74560 La Muraz, 1 chambre triple, 3 chambres doubles, 3 chambres simples, http://www.auberge-des-montagnards.com.

7) Relais de la Croisette (1200) , F 94 53 48, Gérard Loizon.

8) Dusonchet - (1200) , F 94 52 04.

9) Grotte du Diable (1300) , F 62 06 01 , fermé mercredi.

10) Avenières (1050) , F 44 02 23, http://www.chateau-des-avenieres.com .


La géologie du Salève

Le « big bang » , c.-à-d. la grande explosion qui a crée le système solaire, s’est produite il y a 5 milliards d’années. La terre était en ce temps là une boule de feu. La surface de cette boule de feu se refroidit avec le temps créant la croûte terrestre (à l’intérieur de notre globe terrestre le feu est toujours présent). L’explosion a rempli l’espace de poussière et de débris (astéroïdes, comètes, météorites) qui bombardaient la terre régulièrement (en moyenne un par mois). Deux cents millions d’années après le « big bang » , la surface se refroidi, l’eau apparut et les océanes remplirent les régions basses du globe. Des bactéries unicellulaires minuscules apparurent dans l’eau et dans le sous-sol. Pendant 2 milliards d’années ces usines à oxygène créent l’atmosphère terrestre permettant l’arrivé (le développement) de la flore et de la faune. Si l’on comprime le temps sur une année (5000 millions d’années = une année = 365 jours, c.-à-d. 1 million d’années = 2 heures) le 20 novembre apparaissent les poissons, le 25 novembre les insectes, le 5 décembre les reptiles, le 25 décembre les mammifères et le dernier jour de l’an, le 31 décembre, à 21h l’homme (en comprimant le temps de l’existence de la terre sur une journée de 24 heures les poissons apparaissent à 21h20, les insectes à 21h40, les reptiles à 22h20, les mammifères à 23h40 et l’homme à 23h59 ; en comprimant le temps de l’existence de la terre sur une heure de 60 minutes les microbes apparaissent à 15 minutes, les animaux à 50 minutes et les hommes une dixième de seconde avant la fin de l’heure).
Les premières roches du Salève se sont formées il y a 150 millions d’années c.-à-d. vers la troisième semaine de décembre selon notre échelle réduite à l’année. Il y a 200 millions d’années (à la mi-décembre), il n’y avait qu’un continent (au lieu de 5 aujourd’hui). Suite à des tensions, l’Afrique se détachait de l’Europe : l’Afrique voguait vers le sud, l’Europe vers le nord. Entre les 2 apparu un océan. Des sédiments se déposèrent au fond de l’océan et avec le temps se transformèrent en roches. Puis, 100 millions d’années plus tard (c.-à-d. quelques jours plus tard) l’Afrique changea de direction et commença à voguer vers le nord. Elle avança plus vite que l’Europe, l’océan se referma et les sédiments marins accumulés au fond de celui-ci commencèrent à se plisser. Puis l’Afrique rattrapa l’Europe et provoqua une collision. L’océan disparu complètement, les Alpes surgirent puis les PréAlpes dont le Salève et le Jura.
On peut comparer la dérive des continents à la croissance des ongles, c.-à-d. un processus très lent (3 cm par an) et à une nappe dont un coté est attaché à la table, en poussant l’autre coté vers la partie attachée la nappe crée des montagnes. Aujourd’hui encore l’Afrique avance d’un centimètre par an vers l’Europe.
Le Salève est constitué essentiellement de calcaires qui sont des roches formées à partir de la sédimentation et de l’accumulation sur le fond marin de débris d’organismes à squelette ou coquille en carbonate de calcium (CaCO3). On peut comparer la roche calcaire à un morceau de sucre car il est dissout par l’eau (d’où les grottes et cavernes du Salève). La roche constitue la matière première de la montagne. A l’emplacement actuel du Salève il y avait une mer tropicale peu profonde (entre autres grâce à l’épaisseur de la coquille des huîtres on peut estimer la profondeur de la mer qui était au maximum de 40 mètres, d’autre part on ne trouve pas de coquillage dans les rivières ou dans les lacs). En milieu continental on ne trouve pas des dépôts. Les roches du Salève et du Jura sont identiques et ont été déposées simultanément, dans des paléoenvironements semblables. Le bassin genevois correspond à une cuvette remplie de plusieurs centaines de mètres de Molasse (crée par l’érosion). Celle-ci est en grande partie masquée par les dépôts liés au développement des glaciers entre -800’000 et -20’000 ans (voir dessin ci-dessous).



Au sentier de la Corraterie, sur le Salève, on trouve des fossiles des terriers des crevettes et autres crustacés ainsi que des crustacés qui vivaient au fond de l’eau, un peu à la manière des taupes dans nos jardins, témoignant de la présence des mers. Au même endroit on trouve du charbon (noir) indiquant l’existence des végétaux en dessus du niveau de la mer. On trouve des blocs erratiques (d’errer) sur le Salève. Ces blocs de granit ont été transportés par les glaciers depuis les Alpes (contrairement aux fleuves, les glaciers peuvent gagner de la hauteur).

-o00o-

d’après Thierry Basset (avec contributions d’Eric Davaud et Jean-Jacques Charollais).




Source : Monographie géologique et paléonthologique du Salève, 1913.



Source : Le Salève, 30 itinéraires, Section genevoise du Club Alpin Suisse - J. Brémond, 1960, page 4


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Source : "Paysages genevois", Georges Primatesta, Edition Delachaux & Niestlé, 1984, pages 27, 40, 49, 66.



Source : Memento genevois CO, DIP, Genève, 1990, page 97



Source : La Salevienne, une société d'histoire locale.

Le Salève vu du coteau de Bernex



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